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Le macaron assis dans le couloir

Macarons au chocolat noir et fleur de sel
moelleux chocolaté fondant


   Il n'y a pas besoin de mots pour l'alliance du chocolat noir et de la fleur de sel, il suffit d'y goûter.

Les nourritures terrestres

Macarons au chocolat noir et thé Lapsang Souchong
chocolaté boisé fondant moelleux


     Une fois l'envie de macarons et les fournées débutées, clore l'appétit est parfois chose difficile. Alors nous poursuivons notre activité, presque devenue mission. Il nous faut cette petite touche sucrée si appréciée, les macarons au Roquefort et confit de Montbazillac (ici) ne suffisant plus. Pour assouvir notre désir, des dizaines de macarons existent. Citons parmi les plus connus les macarons de Nancy, de Saint-Emilion, d'Amiens, de Cormery, de Boulay ou encore de Saint-Jean-de-Luz. N'omettons pas les macarons Gerbet aussi nommés macarons parisiens qui, même si tous les macarons restent de gourmands enchanteurs, restent chez Gastelovore nos adorés.

   Voilà donc ces macarons Gerbet au chocolat noir Guanaja et au sublime Lapsang Souchong. Ce dernier, aussi connu sous le nom de Zheng Shan Xiao Zhong, est un thé noir fumé du Fujian, province chinoise en face de Taïwan. A la liqueur ambrée, non astringent et doté d'une très légère amertume, le Lapsang Souchong est un thé des plus suaves. Comme les autres thés noirs, les feuilles fraîches de ce thé sont d'abord flétries, roulées et entièrement oxydées avant de subir la dessiccation pour stopper l'oxydation. Néanmoins, pour jouir de son charme, les feuilles d'un futur thé fumé sont légèrement grillées puis posées sur des claies de bambou au-dessus d'un feu de racines pendant plus ou moins de temps, selon le degré de fumage souhaité. L'étape ultime n'est autre que l'infusion et l'appréciation de ce nectar à la célébrité aussi forte que sa personnalité malheureusement parfois mal aimée.

    Goûtez alors à ces macarons, où le chocolat et le thé se mêlent pour une petite douceur aussi gourmande qu'étonnante.

Le Trésor de Rackham le Bleu

Macarons au Bleu d'Auvergne et confit de Monbazillac
fondant crémeux fromager

    Il a sauté le printemps, le temps. Hiver, été. Il a oublié le printemps. Pull épais, tout petit chiffon. Il a voulu donner de quoi bûcher à la météorologie. Potasse, potasse, qu'il a dit. On se serait cru sous les tilleuls de la promenade des bons soirs de juin. Alors pendant que l'autre étudie la saison et le calendrier moi j'ai anticipé les apéros d'été.

Dessine-moi un macaron parisien

Coques de macaron de Christophe Felder : meringues française et italienne
moelleux


    Macaron. A l'entente de ce nom mes sens s'expriment avec émoi. Emoi troublé. Emoi agréable. Emoi charmant. Délicieux émoi. Emoi gourmand. Impatient émoi.

    Si ma première rencontre gustative avec ces douceurs eut lieu peu après mes dix ans, ma première aventure technique eut lieu à mes quatorze ans. Déjà à l'époque je flânais dans une librairie quand ma flamme pour les macarons se révéla. Devant moi, mon tout premier livre de Christophe Felder, Les Meilleurs macarons, aux éditions Minerva.  Après de longues années à acheter des bonbons à la sortie de l'école, ce petit livre fut l'un des premiers ouvrages culinaires acheté avec mon argent de poche. Je me remémore avec plaisir et sourire le fier petit air qui me gagnait sur le chemin du retour, le précieux une fois mien. Côté papilles, j'avais choisi les macarons au cassis, avec une ganache seulement composée de chocolat blanc et de cassis frais. Bien que le chocolat blanc n'était déjà pas mon grand ami, l'idée du cassis me séduisit. Comme je me souviens de ma toute première fournée de macarons... un fragment de collerette par ci par là, une coque fendillée ici, une coque étalée là, une coque étalée fendillée sans collerette plus loin... de réussi par rapport à la recette, il n'y avait que la ganache, bien que trop sucrée à mon goût. Après cette première tentative, mes lectures étaient essentiellement consacrées aux macarons et régulièrement je m'y appliquais, après l'école, après le solfège ou l'orchestre, ou le week-end. Je m'y dévouais et parfois même j'abandonnais mes pensées d'adolescente, derrière moi.


    Depuis ces temps là, mon fanatique enthousiasme pour les macarons ne m'a pas quittée. Ô mais parfois quand l'humeur n'est pas là, une petite coque craquelle encore.

    Tandis que certains adoptent la meringue italienne, certains choisissent la meringue française et certains encore, moins souvent ou peut-être plus rarement, la meringue suisse. Ici, chez Gastelovore, nous naviguons entre l'italienne et la française, selon le vent. Tantôt l'italienne si notre attente de la petite douceur reste endurante à la préparation d'un sirop, tantôt la française quand nous virons de bord et que nous préférons incorporer le sucre à froid par paresse. Cependant, si la première est plus longue, la seconde est plus fragile... à vous donc de choisir.

    Contrairement à ce que nous pourrions penser, réaliser des macarons n'est pas sorcier mais cela requiert d'être aux petits soins. Videz-vous l'esprit et ne faites rien d'autre à côté. Soyez concentré, car organisation, calme et rigueur demeurent les maîtres mots lors de la préparation de ces délicates petites gâteries qui restent néanmoins capricieuses. Ne soyez pas pressés, prenez le temps de choisir des ingrédients de qualité que vous travaillerez avec un matériel précis et adéquat. Peut-être vos premières fournées seront-elles manquées, mais ce ne sera pas un échec car plus vous réaliserez de macarons, plus vous travaillerez, plus vous perfectionnerez vos connaissances et vos gestes. Alors inspirez, expirez, lancez-vous et régalez-vous.